Bugatti T37 -1926
Restauration
Cité de l'Automobile - Musée national - Collection Schlumpf

Restauration d’une Bugatti T37 de 1926

La Bugatti type 37 est un dérivé robuste et plus accessible financièrement de l’emblématique type 35, la « voiture aux 2000 victoires ». L’exemplaire conservé à la Cité de l’Automobile – Musée national – Collection Schlumpf nécessite des travaux de restauration.

Vous pouvez aider le musée à maintenir ce véhicule roulant en participant à sa restauration.


Découvrez ce modèle : entretien avec Richard Keller, conservateur à la Cité de l’Automobile – Musée National – Collection Schlumpf.

 MMSA : Parlez-nous de la Bugatti T35, dont la T37 est un modèle dérivé.

Richard Keller : Si la marque Bugatti ne devait être célèbre qu’à travers un seul modèle, ce serait le type 35, la « voiture aux 2000 victoires » ! De nombreux pilotes, amateurs ou officiels, remportent des épreuves sur ce véhicule à compter de 1925. Par exemple, en 1926, l’écurie officielle accumule 12 victoires en Grand Prix (France, Espagne, Italie etc.) mais le véhicule totalise également plus de 500 victoires obtenues par des pilotes privés dans des courses de moindre importance dans toutes les disciplines! Les pilotes de l’usine en 1924/25 sont le toujours vaillant Friderich, l’excellent Méo Costantini, qui remportera la Targa Florio en 1925, Jules Goux, le vainqueur d’Indianapolis en 1913,  Pierre de Viscaya etc.

MMSA : Et qu’en est-il de ce fameux modèle T37 ?

Richard Keller : Ettore Bugatti décide de créer un dérivé robuste et plus accessible financièrement : le type 37. Pour de jeunes espoirs de la compétition devenus plus tard des pilotes de grande notoriété, le type 37 fut la voiture-tremplin de leur carrière.  A titre d’exemple, une T37 valait 50 000 Francs, soit la moitié d’une T35… Beaucoup de pilotes de renom feront donc leurs armes sur un type 37 comme René Dreyfus, Louis Chiron ou Malcolm Campbell.

MMSA : Quelles sont les particularités mécaniques de cette voiture ?

Richard Keller : La Bugatti T37 a été construite de 1926 à 1930 à environ 270 exemplaires. Elle est quasiment identique à la Bugatti T35 au niveau châssis, carrosserie. Elle est équipée d’un moteur 4 cylindres et de roues à rayons métalliques alors que la T35 à un moteur de 8 cylindres et des roues en aluminium.

MMSA : Et l’exemplaire conservé au musée, en quoi est-il exceptionnel ?

Richard Keller : La voiture du musée porte le numéro de châssis 37196. C’est l’une des premières Bugatti T37. Son moteur a une particularité technique au niveau du système de graissage.

MMSA : Et quels sont les travaux de restauration à effectuer ?

Richard Keller : Pour qu’elle puisse rester roulante, elle nécessite une fiabilisation des principaux organes mécaniques. Cela signifie :

– démonter le moteur, l’embrayage, le système de freinage et

– effectuer un contrôle général du châssis.

Cette opération sera conduite par les spécialistes de l’atelier de restauration du musée de Mulhouse pour un budget prévisionnel 17 000€.

Merci Richard Keller pour cet entretien.